Mais son histoire révèle un aspect souvent méconnu. Dans les familles guerrières, les femmes recevaient elles aussi une formation martiale minimale pour défendre leur foyer en cas d’attaque. Elles portaient alors un tantō, souvent conservé dans la manche ou dans la ceinture du kimono.
Ce poignard avait également une dimension rituelle. Lors des cérémonies de mariage dans certaines familles de samouraïs, un tantō était offert à la mariée. Il symbolisait à la fois sa protection personnelle et son honneur.
Dans les situations extrêmes, ce même poignard pouvait servir au jigai, la forme de suicide rituel pratiquée par les femmes de la classe guerrière, équivalent féminin du seppuku.
Ainsi, derrière cette petite lame discrète se cache un objet chargé d’histoire, mêlant combat, honneur et traditions familiales au cœur du Japon féodal.
. Wikipedia § Tantō
. Stephen Turnbull (Samurai Women 1184-1877)
. Metropolitan Museum of Art (Arms and Armor of the Samurai)






